
…Ben oui, quand on a une petite semaine de vacances devant soi et une semaine bien remplie de stage + un dossier derrière soi, y a de quoi sourire, non?
Un sourire aussi en pensant à deux personnes dont ça a été l’anniversaire à un moment ces 7 derniers jours. Un sourire enfin en emballant le cadeau d’un petit gars arrivé mardi…
Passez une bonne semaine! (Oups, ça faisait un moment que j’avais délaissé le Happy Sunday Evening de Poppy!)
Je l’ai déjà dit une ou deux fois, je suis envieuse. Je veux dire par là que j’ai en permanence envie de choses et d’autres. Envie d’un monde plus gai, envie d’une vie meilleure, envie de crêpes au sucre, envie d’être quelqu’un d’autre… Qui ne le voudrait pas? Que celui qui n’a jamais été envieux me jette la première pierre!
Et le dard de l’envie m’a encore piqué il y a quelques jours quand je me suis rendu compte qu’Ysolda avait le même âge que moi. Ysolda? C’est une jeune femme bien talentueuse, déjà auteur de deux bouquins de design tricot. On rigole pas, ces bouquins s’arrachent! Ils ont un charme un peu désuet: certains patrons sont très délicats comme venus d’un autre temps, d’autres sont plus pratiques et plus contemporains. Mais tous sont superbes. J’ai déjà suivi deux de ses patrons qui m’ont parus assez simples. On verra quand j’essaierai les bonnets et les châles ajourés!
Oui, je l’avoue, je suis envieuse. Elle a déjà sa réputation et sa vie indépendante, un peu à l’écart des obligations de notre société ; elle voyage aux Etats-Unis, dans les Alpes tout en vivant en Ecosse ; elle coud joliment et fait de la photo ; elle a un intérieur bien sympa… En somme, elle est créative et gaie. Et c’est pourquoi je voulais vous la faire un peu connaître! (ça et aussi ça fait un bail que j’ai pas fait de liens vers les ailleurs qui existent sur le ouaib)
Mais je ne m’inquiète pas. Je suis encore jeune, fort heureusement ; j’ai bientôt terminé les études ; je suis bien chez moi, avec le cher et tendre… Ca m’a l’air bien parti pour réussir ma vie, non?
Je veux être comme Marilyn Monroe en fait.
(c’est elle qui a dit ça au dessus)
Vous avez pas trouvé la réponse au titre? C’est celle de l’imagination, voyons! En tout cas, c’est ce que tente de prouver une petite série bien sympa en noir et blanc. Peu d’effets spéciaux, pas de débauche d’actions, juste des acteurs aux prises avec l’imagination qui les rend fous, malheureux ou au contraire bienheureux. Tout ce qu’il faut, c’est garder l’esprit ouvert et une âme d’enfant.
Le cher et tendre se rappelait d’une spirale et de certaines scènes qui le réjouissaient. Quand il vit la compilation des épisodes d’origine, rien ne pouvait plus l’arrêter: il devait la faire sienne! Et dans la foulée, il m’a fait découvrir (bien malgré moi?) la série… Et j’adore! Quand on a une demi-heure devant nous, on s’installe devant l’écran pour 25minutes d’imaginaire. Là on a fini la première saison, entamé la seconde et il en reste encore deux autres, héhé.
Au début de chaque épisode, et ce depuis le 2 octobre 1959, la voix de Rod Serling (le scénariste de la série) le rappelle:
« Il existe une dimension au-delà de ce qui est connu de l’Homme ; c’est une Dimension aussi vaste que l’Univers et aussi éternelle que l’Infini : elle est à la croisée de l’ombre et de la lumière, de la science et de la superstition, elle est le point de rencontre des ténèbres crées par les peurs ancestrales de l’Homme et de la lumière de son savoir, c’est la dimension de l’imagination, un domaine que nous avons baptisé… The Twilight Zone! »
Oui, vous avez bien lu, cette série a 50 balais maintenant. Si certains épisodes ont mal vieilli, l’ensemble est réjouissant! Et pour cela, je salue Rod Serling qui a voulu faire une série intelligente, s’adressant à des gens qui regardent la télé comme on lit un livre… Il a réussi son pari, même s’il en a chié pour y arriver!
Autant vous prévenir tout de suite. Si jamais je disparais ou que je suis trop longtemps absente sur ce blog, ne vous inquiétez pas: je suis dans la Quatrième Dimension.
L’an passé, j’avais offert Miss Charity à ma mère. Pourquoi? Plusieurs raisons: c’était de Marie-Aude Murail, qu’on aimait bien quand j’étais petite ; les critiques1 portaient ce livre aux nues ; c’était pour tous les âges ; et surtout, surtout le livre était si joli!
Mais voilà, je n’avais pas eu le temps de le lire et j’en avais bien envie pourtant2. A Noël, j’ai donc fait mes yeux de Bambi et demandé d’une voix tremblante si je pouvais l’emprunter pour en connaître la teneur. Je l’ai ensuite emporté dans ma tanière et, un soir, je l’ai ouvert. Je n’en suis plus ressortie avant la dernière page! Il était 2h du matin quand j’ai fini…
Donc bien fatiguée mais bienheureuse, voici mon impression de ce beau roman-là: une pure merveille! Marie-Aude Murail a fait un travail d’orfèvre en racontant l’histoire de Miss Charity Tiddler par ses yeux d’enfant de cinq ans devenant progressivement une femme adulte. Elle est née dans la seconde moitié du XIXème siècle dans l’Angleterre victorienne encore engoncée dans ses règles, sa froideur et sa morbidité: pas la période la plus heureuse que puisse connaître un enfant… Mais les années passent et elle participe à sa manière aux changements d’ère, de mentalités et de moeurs: l’époque édouardienne arrive.
Qui est-elle? Son histoire s’inspire fortement de celle de Beatrix Potter. Mais si, vous avez certainement croisé l’une ou l’autre de ses oeuvres… Peter Rabbit, par exemple! Elle est la créatrice d’une ménagerie enchanteresse, un peu comme celle des fables de la Fontaine, mais en plus gai, plus attachant. Par contre, celle décrite ici grandira entourée de personnages fictifs, mais aussi réels: elle croisera ainsi Oscar Wilde, héhé…
Peu importe si Marie-Aude Murail n’a pas réalisé une biographie fidèle de Beatrix Potter. Pour le reste, c’est tout à fait ça: la façon de voir les choses, la façon de vivre, la façon d’éduquer les enfants, la façon de payer une femme auteur, la façon de fréquenter les musées… On entre vraiment dans le XIXème siècle finissant avec sa charmante Miss Charity Tiddler. On sent bien que l’auteur est fan de cette époque, mais aussi fan de la littérature anglaise: il n’y a qu’à voir les noms des personnages secondaires! Une famille Bertram par ici, tirée des romans de Jane Austen ; une Mrs Gaskell de passage par hasard ; des clins d’oeil à Jane Eyre, etc. Ajoutons à cela de l’humour, de la tendresse, de la souffrance, de la colère… Ca foisonne, c’est plein de vie!
Ma foi, que dire d’autre? C’est de la belle ouvrage, et c’est pas que pour les enfants! Comment, vous ne l’avez pas lu? Roooh, foncez! Vous ne le regretterez pas!
Pour vous allécher, un petit extrait:
Une fois dans ma chambre, je fis un tour complet sur moi-même, cherchant où enfermer ma prise. La maison de poupée? Le tiroir de la commode? Non, là! Dans un carton à chapeau vide. Je déposai la petite bête tout au fond et je pus enfin la regarder. Avec son fin museau pointu, ses minuscules pattes tremblotantes et ses deux yeux comme deux grains de café luisants, elle me parut vraiment charmante. Seule sa queue annelée, aussi longue que son corps, me posait quelque problème. Et comment s’adresser à elle? Ne vivant qu’avec des grandes personnes, je n’avais aucune idée de la façon dont on doit parler aux animaux.
MOI
Bonjour, je suis Charity Tiddler. J’espère que vous allez bien. je suis très contente de vous connaître.
UNE VOIX DERRIERE MOI
A qui parlez-vous?
Tabitha avait congé le dimanche, mais elle venait de rentrer.
MOI
Je ne sais pas son nom. C’est une souris, je crois.
C’était:
Publié pour la première fois par l’Ecole des Loisirs en 2008

Phase 1
de Cascade 220 Heathers (vraiment pas cher!!)
Dans ce joli coloris moutarde,

Phase 2
Parfois longs, parfois plus courts, en un grand va et vient
Et savoir avec plaisir qu’il y en a encore et encore à faire…
…C’est sûr, un 2ème GRR est en route!
(et celui-là il sera pour moi, héhé)
J’hésite encore: avec ou sans manches?











