Juste parce que j’en ai envie, ce petit poème qui m’amuse:
Il est grave : il est maire et père de famille.
Son faux col engloutit son oreille. Ses yeux
Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,
Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.Que lui fait l’astre d’or, que lui fait la charmille
Où l’oiseau chante à l’ombre, et que lui font les cieux,
Et les prés verts et les gazons silencieux ?
Monsieur Prudhomme songe à marier sa fille.Avec monsieur Machin, un jeune homme cossu,
Il est juste-milieu, botaniste et pansu.
Quant aux faiseurs de vers, ces vauriens, ces maroufles,Ces fainéants barbus, mal peignés, il les a
Plus en horreur que son éternel coryza,
Et le printemps en fleur brille sur ses pantoufles.











Sirtin
Mine de rien, c’est très ironique.
J’aime bien aussi, surtout avec la photo !
Mercredi 14 octobre 2009 à 17:25
Meya
En plus y a une petite histoire!
Ce poème s’inspire d’un personnage de caricature de l’époque, appelé monsieur prudhomme justement, qui avait un certain succès dans les gazettes. Donc oui, ironie il y a dans ce poème avec une critique de la bourgeoisie bien pensante qui méprise la poésie et l’art, mais j’y trouve aussi une certaine douceur, avec l’image du printemps sur les pantoufles…
La photo date de la même époque grosso modo, aux alentours de 1850 en angleterre. Qui c’est? On ne sait pas…
Mais il m’avait l’air d’un bon candidat pour le rôle!
Jeudi 15 octobre 2009 à 22:04
Sirtin
Avec la fameuse injonction: « mon fils, tu seras avocat ou médecin ! »
Jeudi 15 octobre 2009 à 22:29