Vous l’avez peut-être remarqué: je suis une grande gamine bizarre, romantique, littéraire, tricoteuse et geek. Un drôle de mélange, j’en conviens. Mais je me soigne! D’ailleurs en 2010, j’arrêterai de vous causer des romans de Jane Austen, le challenge finissant pour moi en mars. Ouf hein ?
Mais par contre, je continue les challenges, c’est sympa comme concepts et ça te fait lire des bouquins qui traînent depuis un moment. Alors voilà, en 2010, j’en commencerai trois!
Le premier a un nom évocateur: J’aime les Classiques! C’est un défi lancé par Mariel de chez Carabistouilles. Quelle en est la teneur? Lire un classique (tout bouquin publié de l’Antiquité à 1960) par mois, de décembre 2009 à décembre 2010. Pas trop dur quoi! Et ça me changera des Pancol et autres Lévy qu’on voit partout…
J’en ai un autre en complément: English Classics, proposé par Karine de Mon coin lecture. Il nous incite à lire n’importe quoi écrit par un auteur venant du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles) ou de l’Irlande avant le 20e siècle – avant 1900 – que ce soit un ancêtre-Harlequin ou un monstre de la littérature…. Faut en lire au moins deux avant décembre 2010. Dans ces conditions-là, comment refuser?
Le dernier, c’est Lire en VO, par la tenancière de Oceanicus in folio. J’ai déjà commencé depuis un moment, notamment avec le challenge Austen, alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Pour ce challenge-là, il me faudra lire 6 ou 12 livres ou BD en langue étrangère (anglais, espagnol, tout c’que je veux) avant décembre 2010. Il est cumulable avec les autres challenges auxquels je me suis inscrite, héhé.
dans le cadre de ces challenges
J’ai entendu parler d’un défi Woolf, ainsi que d’un défi russe… Alléchants, mais on va déjà commencer avec ces trois-là, histoire de voir jusqu’où je vais!
Bin oui, faut quand même penser à la vie quotidienne, aux études finissantes, au cher et tendre… Y a pas que les livres dans la vie, à ce qu’on m’a dit.
Il reste plus que trois ou quatre mois avant la fin du challenge Jane Austen et donc la fin de mon obsession dangereuse (du moins dangereuse du point de vue du cher et tendre). J’ai lu ou relu tous ses romans majeurs (même si je les ai pas encore tous commenté, hum), lu une biographie très sympa dont je parlerai bientôt et vu des adaptations diverses; il ne me restait donc plus que les romans mineurs ou inachevés. Là dedans, il y a les Juvenilia, ces travaux de jeunesse que j’ai lu y a longtemps, Lady Susan que j’ai déjà critiqué, et enfin Sanditon et Les Watson.
Les Watson, c’est un roman que Miss Jane a commencé à nous pondre pendant ses années de vie à Bath, cette ville d’eaux branchée qu’elle détestait. On nous y cause d’Emma Watson qui revient dans sa famille après avoir été éduquée pendant dix ans par sa tante. Elle ne les connait plus, et pourtant ces trois soeurs hautes en couleur et célibataires, ce frère près de ses sous et ce père malade, c’est sa famille. Elle doit donc se remettre dans le moule, malgré son éducation plus raffinée. On la suit dans sa découverte de ce village et de ce milieu qui lui sont peu familiers.
Je pense qu’on peut deviner assez aisément ce qu’aurait pu devenir ce roman si Jane Austen avait jugé bon de le terminer, surtout en le comparant avec ses six romans majeurs. En effet, on a tous les éléments qui marchent: une jeune fille exilée, orpheline et pauvre, mais quasi parfaite (quasi seulement hein) avec une famille difficile et un entourage éclectique composé de gens respectables, de pestes, de séducteurs etc. Un bon mélange de Mansfield Park et d’Emma qui naîtront bien plus tard!
Mais j’ai mis du temps à entrer dans l’histoire et je crois que c’est à cause de la traduction qui m’a semblé un peu plate. Je pense que ça aurait pourtant pu devenir quelque chose de bien sympa: la scène du bal qui occupe la majeure partie de ce morceau est originale et j’ai beaucoup aimé sa description des événements de la nuitée! Snif donc, on n’en saura pas la suite…
C’était:
Rédigé dans les années 1800-1810 et publié après le décès de l’auteure
Dans les arcanes de ce blog se blottissent des dizaines (non, j’exagère pas) d’articles qui guettent désespérément mon passage pour me lancer des yeux mouillés de biche effarée, histoire de m’apitoyer et de me pousser à m’occuper de leur cas. Triste histoire, hein? Aujourd’hui, j’ai donc fait ma généreuse et sorti Emma de cette foule gémissante où elle se languissait depuis des semaines.
Mais attention! Je veux bien faire ma bonne samaritaine, mais je ne vais pas aller jusqu’à pondre un long article digne d’une ex-étudiante en lettres, faut pas pousser. Cet article sera donc plutôt court par rapport à ce que j’ai l’habitude de faire, vous pouvez souffler!
Alors, je vous présente Emma, née de la plume de Jane Austen. C’est une jeune fille aristocrate qui a le malheur d’être affublée d’un père sénile et d’une mère défunte depuis longtemps. Elle ne désire pas se marier, ce qui est avant-gardiste pour l’époque, parce qu’elle a tout: fortune, respectabilité, pouvoir dans sa maison. Logique, que peut-il lui manquer? Mais, dans cette jouissance bénie, elle s’ennuie. Elle s’amuse donc à chercher un époux pour ses amies, en commençant par son ancienne gouvernante. Mais elle n’imagine pas tout le bazar qu’elle va provoquer avec ses naïves manipulations, malgré les réprimandes de son vieil ami Knightley…

Ca faisait longtemps que ce livre traînait dans ma PAL (Pile A Lire), alors même que j’avais fini tous les autres romans principaux de Jane Austen (y en a 6 en tout). Je le lisais pour l’abandonner aussitôt… Heureusement que l’adaptation IVT et le discours passionné d’une copine m’ont redonné un coup de fouet, sinon il repassait aux oubliettes, challenge ou pas!
En fait, on suit Emma dans sa vie quotidienne, dans ses discussions avec son entourage, mais aussi dans ses méditations et ses rêveries. Or c’est là que ça péchait pour moi: ses pensées m’insupportaient! Mais en cela, miss Jane a réalisé un tour de force psychologique (si vous me permettez cet anachronisme, héhé). Bah oui, une fille qui s’est élevée toute seule depuis longtemps, avec un père-pépé hypocondriaque qui l’adore sans lucidité, y a de quoi… Du coup, elle est un peu trop sûre d’elle-même et de sa droiture alors qu’en fait, on repassera.
Bref, l’ouvrage est lent, le ton est parfois agaçant, mais l’ensemble est finement travaillé et je comprends que ce soit un des romans préférés de Jane Austen. On a là une véritable étude de société, avec un peu tous les rangs sociaux du village, entre l’aristocrate Emma Woodhouse et ses pairs, la jeune fille de bonne société déchue Jane Fairfax, la future maîtresse « fille naturelle de quelqu’un » Harriet Smith, le gentleman farmer Robert Martin, le prêtre célibataire Mr Elton et j’en passe… On voit un peu tous les caractères, avec de belles caricatures: j’adore Miss Bates, Mr Woodhouse et Mrs Elton, bien farfelus! On découvre en plus les occupations des dames en ces temps-là: musique, dessin, jeux de mots, etc.
Je crois que je relirai le roman en édition Oxford University Press (si j’en trouve un à la bibli) pour profiter de tous les éclaircissement fournis par les notes de bas de page et, je l’espère, mieux apprécier ce roman-là. Il le mérite, je le sens bien…
Mais laissons donc Mr Woodhouse avoir le mot de la fin:
‘But you should tell them of the letter, my dear,’ said her father. ‘He wrote a letter to poor Mrs Weston, to congratulate her, and a very proper, handsome letter it was. She shewed it to me. I thought it very well done of him indeed. Whether it was his own idea, you know, one cannot tell. He is but young, and his uncle, perhaps ——’
‘My dear papa, he is three-and-twenty. — You forget how time passes.’
‘Three-and-twenty! — is he, indeed? — Well, I could not have thought it — and he was but two years old when he lost his poor mother! Well, time does fly, indeed! — and my memory is very bad. However, it was an exceedingly good, pretty letter, and gave Mr and Mrs Weston a great deal of pleasure. I remember it was written from Weymouth, and dated Sept. 28th — and began « My dear Madam, » but I forgot how it went on; and it was signed « F.C. Weston Churchill. » — I remember that perfectly.’
Publié pour la première fois en décembre 1815

Autant je n’ai pas vraiment apprécié la série BBC de Sense & Sensibility (et le début de Lost in Austen non plus, mais ça j’en parlerai plus tard), autant j’ai adoré Miss Austen Regrets!
C’est un biopic, c’est-à-dire un film sur la vie de Jane Austen avec quelques « libertés » scénaristiques : faut pas s’attendre à la fidélité historique, c’est pas un documentaire et on sait si peu de choses de Jane Austen…
Miss Austen Regrets nous raconte la fin de sa vie, quand elle a une quarantaine d’années.1 Elle vit avec sa mère et sa soeur, mais visite de temps à autre ses frères. On la voit en train de conseiller sa nièce, Fanny Knight, en matière de mariage comme, grâce à ses livres, elle est considérée comme experte en la matière. Mais sous des airs désinvoltes et assurés, Jane Austen est bien amère et se demande souvent si elle a bien fait de refuser la demande en mariage d’un monsieur qui l’avait draguée quand elle avait 20 balais… A ces regrets s’ajoutent les tourments de la pauvreté, les difficultés à être publiée et la quête perpétuelle de l’homme de sa vie.

Ce film est tout simplement jouissif ! On retrouve l’humour d’Austen fidèlement respecté dans une étude historique assez juste (qu’est-ce que j’adore leurs fringues! -pardon, c’est la fille qui parle, pas la fan d’Austen-). De beaux cadrages, des scènes amusantes (comme quand Fanny fait pipi dans la forêt) et de bons mots agrémentent le tout. Ces hommes et ces femmes parlent d’amour, de mariage, d’hommes et d’avenir avec joie et gravité, sans tomber dans le midinette (ouf !). Par contre, la fin, qu’est-ce que c’est triste, bouaaaaaah ! Mais il fallait s’y attendre, dans un film qui parle de la fin de sa vie…

Olivia Williams2 est tout simplement superbe et très crédible dans la peau de Jane Austen mûre. Et, rétrospectivement, je dirai qu’elle la personnifie mieux qu’Anne Hathaway dans Becoming Jane qui relate les premières amours de Jane Austen à l’âge de 20 ans.3 Là, Olivia Williams est toute en amertume, toute en retenue mais aussi pleine de joie de vivre et de rébellion, réservée mais aussi grande gueule… Vraiment la Jane Austen que j’imagine. Bien joué, poulette! (oups)
J’adore aussi l’actrice qui joue Fanny Knight, Imogen Poots : elle a un grand nez et une grande bouche, mais elle sait être beeeeelle « malgré » ces imperfections qui auraient été insurmontables pour les obsédés de l’esthétique et de la plastique parfaite! Elle est jeune, insouciante mais inquiète, pleine d’espoir et d’admiration pour sa tante, bref vraiment attachante.
Dites les filles, j’peux vous rejoindre ? Le XXIème siècle, c’est vraiment pas mon époque!

Avec Olivia Williams (Jane Austen) et Imogen Poots (Fanny Austen-Knight)
Tourné en 2008 pour la BBC
Ca fait un bail depuis la dernière critique pour le Challenge JA, aïe (le dernier, sur le Jane Austen Book Club, a été publié en mai…). Allez, je rattrape mon retard en matière de critiques en me penchant un peu sur tout ce que j’ai vu ces deux derniers mois, hop!
Je vais donc causer de « Raison et Sentiment » version série BBC, mais je vous préviens, je vais faire souvent des références au film d’Ang Lee avec Hugh Grant et Kate Winslet, même si je n’en ai pas encore fait la critique (je vous mettrai le lien dès que je l’ai pondue). C’est juste que je connais ce film depuis petite, rendant la comparaison inévitable… Sorry d’avance, donc!

Déjà, comme j’ai pas encore causé de « Raison et Sentiment » icitte, un petit synopsis de l’histoire ne vous fera pas de mal, je pense.
A la mort de leur papa, les trois filles Dashwood et leur mère se trouvent fort démunies. Leur demi-frère, né du premier mariage de leur père, est un sot aveuglé par sa femme cupide, Fanny, et ne leur porte donc pas main forte. Les femmes, fort marries, s’en vont donc de leur ancienne demeure, le grand manoir de Norland, vers un tout petit cottage au bord de la mer. La chute est rude des fastes de l’ancien temps à la pauvreté, et une seule question les hantent : vont-elles trouver un époux fortuné grâce à leur bonne éducation ou l’absence de dot sera-t-elle plus forte que tout ? On verra donc les deux aînées, Elinor et Marianne, hésiter entre la raison et les sentiments, entre la sécurité et l’amour. Trois beaux célibataires leur tourneront autour: qui choisir?

Dans l’ensemble, j’apprécie beaucoup moins la série que le film, même si celle-ci est plutôt fidèle au roman et rajoute de la profondeur au récit. Disons que j’y ai trouvé pas mal d’incohérences, en plus du fait que la série est moins « gaie », plus austère.
Les zacteurs
Déjà, au niveau des personnages, j’accroche pas du tout à cette Elinor là! Commençons par le physique : plate comme une limande (je suis persuadée que les femmes androgynes de l’époque se rembourraient ça, c’était quand même la mode de l’époque!) et affublée d’une frange brushée qui me semble anachronique.
Ensuite, au niveau vestimentaire, on ne la voit presque jamais porter de chapeau, ce qui va à l’encontre de la bienséance de cette ère. Et elle porte en tout et pour tout deux ou trois robes tout au long du film (dont une super moche, berk) ! Je veux bien croire que c’est pour souligner la pauvreté de la famille, mais quand même,faut pas exagérer…
Enfin, ne soyons pas trop méchante avec elle et reconnaissons tout de même qu’elle joue bien et que ses hésitations la rendent plus émouvante que l’Elinor du film qui elle semblait toujours sûre d’elle. Elle est bien plus cohérente par rapport au roman. Ouf, tout n’est pas à jeter!
Ensuite, Marianne… Des sentiments, certes, mais moins attachante que Kate Winslet : cette Marianne-là me semble être plus « plate », moins vivante. Elle est tout de même plus proche de l’héroïne du roman, tant par ses discours que par son comportement.
Et à la fin, c’est elle-même qui s’intéresse au colonel Brandon et non pas sa mère et sa soeur qui la poussent vers lui : même si elle devient plus respectueuse des codes, elle reste indépendante dans ses choix.
(Mais de grâce, épargnez-moi la vue de cette robe rose assortie à un spencer jaune! Ils ne feraient pas cette faute de goût-là au XIXème siècle, si?)
Les autres acteurs sont de qualité variable :
une bonne Fanny Dashwood bien chienne comme il faut, une bonne mère Dashwood aussi malgré son manque de subtilité parfois, un colonel Brandon pas mal du tout et plus jeune que celui du film, une Mrs Jennings comique comme on les aime, un Edward Ferrars bien choisi,
mais… James Dashwood, son fils, Lucy Steele et l’épouse de Barton Park, vraiment on ne pouvait pas faire mieux?… Le pire de tous, c’est Willoughby! une horreur ! Et on ose dire qu’il a des fine eyes! Argh!
Mais je crois que je m’étends un peu trop là dessus… Passons au reste, voulez-vous?

Entorses aussi aux règles de la bonne société de l’époque
J’ai déjà évoqué le fait qu’Elinor est rarement chapeautée : normalement, ne pas avoir de chapeau et donc être « en cheveux », c’est pour les prostituées et autres femmes de mauvaise vie… Pas trop l’image qu’on veut donner d’Elinor, non?
Peut-être que je cherche la petite bête, mais quand on fait un film historique, c’est quand même mieux quand on respecte les règles et les idéologies de l’époque! Non?
J’ai repéré pas mal de choses étranges dans la série, mais je ne veux pas non plus la descendre en flammes (c’est plutôt mal barré, me direz-vous et vous n’auriez pas complètement tort) alors je vais simplement en citer quelques-unes en vrac : Marianne entre au bal avant sa soeur et sa chaperonne alors que l’âge et le status social ont la suprématie ; des phrases et des impolitesses trop flagrantes au dîner chez James Dashwood ; le fait que Margaret n’aille pas se coucher en même temps que les enfants de Barton Park alors qu’elle a le même âge; le cadeau d’Edward à Elinor au moment de leur départ, etc.

Respect du roman ?
D’une part, le roman est respecté jusqu’à certains dialogues ; d’autre part, le réalisateur et le scénariste ont un peu trop tiré sur la corde du ridicule et de la méchanceté gratuite.
Dans la série, on voit bien l’épouse du maître de Barton Park ainsi que la soeur de Lucy Steele, qui toutes deux étaient passées à la trappe dans le film ; Marianne va bien à Allenham avec Willoughby ; Mr Palmer est plus coincé que dans le film, mais peut-être moins amusant du coup ; Marianne est plus amicale avec Edward que dans le film… Ca, c’était bien, ça donne plus de complexité au récit. Bravo pour ça !
Par contre… On ne voit presque pas Edward Ferrars, et du coup, il y a pas ou peu de scènes présentant la formation du couple, snif ; il n’évoquera d’ailleurs jamais son amourette de jeunesse.
Et malgré ça, tout le monde sait qu’Elinor a un béguin pour Edward, même Lucy ! Bien sûr, ça a enrichi la relation entre Elinor et Lucy en rajoutant un peu de jalousie à la sauce, mais quand même, c’est curieux…
La jeune Margaret est plus présente et plus loquace que dans le film et c’est tant mieux, mais est-ce vraiment cohérent avec l’époque ? Elle va tout de même jusqu’à dire qu’elle veut empoisonner Fanny!
L’autre gamin du film, Henry Dashwood, est en contrepartie totalement muet et ridicule. Il est plus vieux que dans le roman, gros, binoclard et roux. J’ai trouvé que ce portrait-là était limite… même si ça faisait rigoler le scénariste dans les bonus.
Et dernière « grosse » entorse, le fait qu’on sache dès le début que Willoughby est un gros vilain libertin !

Allez, j’arrête le massacre, tout ça pour dire que la série ne m’a pas vraiment plu et qu’elle m’a semblée bâclée. Il ne suffit pas de connaître son texte et de bien le jouer, il faut aussi savoir mettre du coeur là-dedans. Là est le plus gros défaut de la série à mes yeux : les acteurs ne s’engagent pas assez.
Bref, à refaire, les cocos ! (mais je pense que je le reverrai une fois pour voir si je serai plus gentille)
Avec Hattie Morahan (Elinor Dashwood) et Charity Wakefield (Marianne Dashwood)
Tourné en 2008 pour la BBC













