Vendredi 9 juillet 2010

J’ai eu ma période jeux vidéos il y a quelques années (plus trop maintenant, allez savoir pourquoi… Ptêt parce que les aiguilles et le joystick ça va pas trop ensemble?) et il me semble que je me débrouillais pas trop mal: Outpost, Démineur, Mario Bros, Unreal Tournament (si, si), Myst, presque tout me plaisait.
Aujourd’hui, je ne touche guère plus à ces jeux, mais il m’arrive d’y songer encore avec la larme à l’oeil, le coeur qui se gonfle et l’adrénaline qui monte… Les sports et les aventures héroïques tout en étant vautré dans le canapé, ça me va toujours!

Vous comprendrez donc qu’en lisant la phrase « les filles sont nulles aux jeux vidéos », un vent de rébellion s’est soulevé en moi! Fureur, folie, féminisme exacerbé, tout revenait au galop, le joystick au poing et la nintendo sous le bras.
Voici l’objet de l’outrage:

Après visionnage, je vous rassure, j’ai essayé la bave aux lèvres, rangé la massue et le joystick (poussiéreux) et applaudi Stéphanie Mercier qui a fait ce joli bijou! Elle aussi est sensible à l’injustice qui nous est faite et révèle la réalité. Et quelle réalité!…
Maintenant les mecs vous pouvez plus dire impunément que les filles sont des nullardes, mettez-vous à notre place avant… Tsk!

Bon, je vous laisse, y a mes lapins crétins qui me réclament, faut juste que je retrouve le nunchuck et je vais faire de la course de gnou avec eux. Bwaaaaaah!!

Mercredi 7 juillet 2010

Court instant de poésie… Comme ça, sans raison.
En faut-il vraiment une?

Le nuage dit à l’indien
« Tire sur moi tes flèches,
je ne sentirai rien. »

« C’est vrai, rien ne t’ébrèche,
Répond le sauvage,
mais vois mes tatouages !
Rien de pareil sur les nuages. »

Le nuage de Robert Desnos in Destinée Arbitraire

Jeudi 24 juin 2010

La mer noire vue par Kavdij Sluban

Toute la mer va vers la ville !

Son port est surmonté d’un million de croix :
Vergues transversales barrant de grands mâts droits.

Son port est pluvieux et suie à travers brumes,
Où le soleil comme un oeil rouge et colossal larmoie.

Son port est ameuté de steamers noirs qui fument
Et mugissent, au fond du soir, sans qu’on les voie.

Son port est fourmillant et musculeux de bras
Perdus en un fouillis dédalien d’amarres.

Son port est tourmenté de chocs et de fracas
Et de marteaux tournant dans l’air leurs tintamarres.

Toute la mer va vers la ville !

Les flots qui voyagent comme les vents,
Les flots légers, les flots vivants,
Pour que la ville en feu l’absorbe et le respire
Lui rapportent le monde en leurs navires.
Les Orients et les Midis tanguent vers elle
Et les Nords blancs et la folie universelle
Et tous les nombres dont le désir prévoit la somme.
Et tout ce qui s’invente et tout ce que les hommes
Tirent de leurs cerveaux puissants et volcaniques
Tend vers elle, cingle vers elle et vers ses luttes :
Elle est le brasier d’or des humaines disputes,
Elle est le réservoir des richesses uniques
Et les marins naïfs peignent son caducée
Sur leur peau rousse et crevassée,
A l’heure où l’ombre emplit les soirs océaniques.

Toute la mer va vers la ville !

Ô les Babels enfin réalisées !
Et cent peuples fondus dans la cité commune ;
Et les langues se dissolvant en une ;
Et la ville comme une main, les doigts ouverts,
Se refermant sur l’univers !

[...]

Le port d’Emile Verhaeren,
illustré par une vue de la Mer Noire de Klavdij Sluban ;
tous deux découverts au hasard
des excellentes promenades photographiques
dont je reparlerai certainement…

Mardi 22 juin 2010

je suis sûre que vous avez déjà vu cette vidéo ces derniers jours, mais tant pis! C’était trop tentant d’ajouter de cette manière l’animated typography aux vidéos bizarres que j’affectionne…

C’est un étudiant en graphisme de Rennes qui avait pas d’idées pour terminer son master. Alors il a regardé dans les archives des grands noms qui claquent, pour au final tomber sur l’appel du 22 juin 1940 émis par De Gaulle, que tous les gaulois (au moins) connaissent. Y a des incultes qui croient que cet appel est celui, célébrissime, du 18juin, mais non. De cet appel-là, aucune archive. Y en a pas beaucoup qui l’ont entendu on dirait. Par contre, quand De Gaulle a rebraillé 4 jours plus tard, ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd (ah ah ah). Bref, on s’en fout de De Gaulle, on a assez parlé de lui cette semaine…

Cet étudiant qui s’emm… pas mal, c’était Richard Simon. Après des heures de gribouillis sur papier puis de bidouillage sur After Effects, il a pondu cette vidéo en typographie animée. Là, pas de dessins, pas de photos, pas de visages, juste des mots. Et on peut le voir, les mots peuvent être super efficaces quand on sait comment les tourner et comment les présenter leur plus bel angle… Allez, mettez-vous en plein la vue si ce n’est déjà fait! Et promis, je vous en trouverai d’autres des vidéos comme ça!

Mercredi 2 juin 2010

Toc toc
Toc toc toc!

Bonjour! Vous vous rappelez toujours de moi? Ces derniers jours ont été particulièrement silencieux ici. Pour cela, une seule raison: procrastination!
Le mot est plutôt galvaudé ces temps-ci, vu comment il est mis à toutes les sauces dans les journaux, les magazines et les conversations. Je ne compte pas le nombre de fois où quelqu’un m’a confié, presque fier, qu’il procrastinait. Si c’est de temps à autres, ce n’est pas de la procrastination, mais de l’oisiveté bienvenue. Non, non, la procrastination, c’est une bestiole toute poilue et très vilaine, au contraire…

Bref, je n’ai pas trop envie de me répandre sur la chose. J’avais simplement envie de revenir un peu ici pour me changer les idées et vous causer de choses et d’autres. J’ai d’ailleurs une vidéo à vous montrer! Et ça parle de… la procrastination, vous l’avez deviné je pense.

Je la trouve plutôt soft cette vidéo,
c’est plus une définition poétique qu’un témoignage,
mais côté images c’est bô et ça fait du bien!