Samedi 30 janvier 2010

Je l’ai déjà dit une ou deux fois, je suis envieuse. Je veux dire par là que j’ai en permanence envie de choses et d’autres. Envie d’un monde plus gai, envie d’une vie meilleure, envie de crêpes au sucre, envie d’être quelqu’un d’autre… Qui ne le voudrait pas? Que celui qui n’a jamais été envieux me jette la première pierre!

Et le dard de l’envie m’a encore piqué il y a quelques jours quand je me suis rendu compte qu’Ysolda avait le même âge que moi. Ysolda? C’est une jeune femme bien talentueuse, déjà auteur de deux bouquins de design tricot. On rigole pas, ces bouquins s’arrachent! Ils ont un charme un peu désuet: certains patrons sont très délicats comme venus d’un autre temps, d’autres sont plus pratiques et plus contemporains. Mais tous sont superbes. J’ai déjà suivi deux de ses patrons qui m’ont parus assez simples. On verra quand j’essaierai les bonnets et les châles ajourés!

Oui, je l’avoue, je suis envieuse. Elle a déjà sa réputation et sa vie indépendante, un peu à l’écart des obligations de notre société ; elle voyage aux Etats-Unis, dans les Alpes tout en vivant en Ecosse ; elle coud joliment et fait de la photo ; elle a un intérieur bien sympa… En somme, elle est créative et gaie. Et c’est pourquoi je voulais vous la faire un peu connaître! (ça et aussi ça fait un bail que j’ai pas fait de liens vers les ailleurs qui existent sur le ouaib)

Mais je ne m’inquiète pas. Je suis encore jeune, fort heureusement ; j’ai bientôt terminé les études ; je suis bien chez moi, avec le cher et tendre… Ca m’a l’air bien parti pour réussir ma vie, non?

« Je ne suis pas intéressée par l’argent. Je veux juste être merveilleuse. »
Je veux être comme Marilyn Monroe en fait.
(c’est elle qui a dit ça au dessus)

Vendredi 16 octobre 2009

J’ai envie de vous parler aujourd’hui d’un site que j’ai découvert récemment. (ça remplira la rubrique « au bout du clic » qui est encore bien vide en plus)
Mais autant vous prévenir tout de suite, il est anglo-saxon donc si vous ne comprenez pas la langue ou, pourquoi pas, que vous la détestez, ne cliquez pas!

Letters of Note, littéralement Lettres remarquables, est un blog qui tente de collecter les lettres, cartes postales, télégrammes, faxes et mémos fascinants, avec des photos quand c’est possible.
On peut y lire des lettres de Jack l’Eventreur, d’Einstein, de Winston Churchill et d’autres beaucoup moins connus. On peut y livre aussi des courriers farfelus, attendrissants, émouvants ou tout simplement curieux.

En voici un exemple (traduit en bas, je suis trop bonne, je sais) qui m’a plutôt touchée, tant par le vocabulaire et les signatures un peu maladroits que par les réclamations expéditives et sexistes que j’aurais volontiers combattues si j’avais vécu à cette époque…

Et voilà la traduction:

Jackson, Miss.
2 août 34

Hon. James A. Farley
Directeur de la Poste
Washington D.C.

Nous, les soussignés, demandons que toutes les femmes employées dans les bureaux de transition soient renvoyées et remplacées par des hommes. Nous allons demander à M. Hugh Jackson de faire décharger toutes les femmes par tous les business men dans tous les corps de métier et si c’est nécessaire de tout faire comme à l’armée faites-le pour les femmes pour qu’elles ne soient plus des esclaves mais des dames. Arrêtez de vous ficher des garçons qui ne savent pas quoi faire de leur vie. Donnez-leur une chance de se faire un nom au lieu d’être de pauvres « idiots ». Nous n’avons rien contre les femmes.

Signé:
(Signé par plusieurs hommes)

Pour la petite explication, cette plainte a été envoyée au directeur de la Poste américaine de l’époque, en 1934, donc à l’apogée de la Grande Dépression. A cette époque, beaucoup d’hommes -surtout les chômeurs, comme dans cette lettre- pensaient que toutes les femmes employées devraient être licenciées pour que les hommes prennent leurs postes…
Le monde était très beau et tout rose en ces temps-là, n’est-ce pas?
Notez donc Letters of Note!

Dimanche 5 juillet 2009

La vie est faite de cycles, d’événements qui vont et viennent. On y médite depuis des temps immémoriaux, en se demandant si le hasard existe, si le destin nous dirige et si notre vie est vraiment unique. Ce sont des questions qui retentissent fortement encore aujourd’hui. Mais ce qui est nouveau, c’est que depuis quelque temps le cher et tendre et moi-même (deux personnes, pas trois, hein) avons tendance à nous exclamer « ah oui, comme sur le blog de X… » quand on nous relate quelque chose, aussi anodin soit-il.

Ces remarques intriguent, surprennent, agacent, mais toujours éveillent la curiosité. Comme je suis magnanime, voici quelques adresses de blogs pour enrichir vos conversations!

Allez, faites vos courses! (mais où est Boucle d’Or ?)
-si quelqu’un connaît l’auteur de cette image, qu’il n’hésite pas et je le mentionnerai!-

Commençons par la vie de tous les jours : du lever au coucher, nous consommons et nettoyons dans un cycle perpétuel, presque sans fin. Mais cette consommation, cet entretien de nos corps et de nos maisons, ils reviennent aux sources, plus écologiques et plus économiques. Les rayons de nos supermarchés en attestent, eux qui se couvrent de produits estampillés «bio!» depuis quelques mois.
Un truc par jour nous donne donc pas mal de pistes à explorer dans cette jungle verte… Nettoyage, alimentation, consommation, recyclage, y a de tout.

Mais quoi qu’on fasse, faut bien passer dans les magasins, épiceries et supermarchés pour certains achats. Ce faisant, on passe devant la gardienne des lieux: la Caissière, la grande prêtresse de la consommation. Mais celle-ci, nous la voyons à peine, nous la considérons comme la lie de la société… Erreur! Grave erreur!
Les tribulations d’une caissière: no futur? nous ramèneront à l’ordre, témoignages à l’appui. Un simple « bonjour », un tout petit « merci » et un souriant « au revoir » n’ont jamais fait de mal à personne, au contraire… Et raccrochez ce téléphone, vous êtes à la caisse, pas chez vous!

Comme ce sont les vacances, partons loin de chez nous trouver de nouveaux horizons. Et pour rester dans la veine écolo, utilisons au maximum les transports en commun… Le train est donc notre ami. On achète le billet de transport, on le composte et hop! sur le quai pour partir! Ca a l’air si simple… que ça ne l’est pas du tout!
Cheffe de gare, la dame de Trains et pissenlits révèle les coulisses d’une gare et de ses galères. Depuis, quand on vous dira « accident de personne », vous saurez mieux ce que ça veut dire…

Ce soir, on est invités à un dîner, aïe. Comment faire pour briller en société? Trop peu de temps pour s’avaler de faits précis et d’anecdotes éclairées…
Si vos amis sont plutôt des scientifiques obscurs, un petit clic par Tu mourras moins bête et vous êtes sauvés! Ce soir, ils seront tous éblouis par votre savoir et, plus tard, ils mourront moins bêtes grâce à vous et à Marion Montaigne…
Littéraires ou politiciens, vos potes? Quelques Technologies du langage viendront à votre rescousse. Vous pourrez décortiquer le dernier discours de votre ennemi politique favori, indiquer qui sont les écrivains dont on parle le plus, etc.
Fanas des langues et des expressions étranges? Filez chez Naked Translations prendre votre dose de brillantine et c’est dans la poche. Vous pourrez attirer l’attention de votre entourage en murmurant d’un air complice: «dites-moi, savez-vous ce que c’est un kibosh? Non? Eh bien, c’est…»

Mais les journées ne serait pas complète sans les nuitées… Pour épicer les activités sous les draps, 400 culs vous conseilleront, vous inspireront et vous instruiront! Attention: c’est un blog sur l’érotisme et le désir, pas la peine d’en attendre quelque chose de plus trash ! Mais je vous assure, chaque passage sur ce blog est édifiant.


Bon, voilà,
vous savez ce qu’il vous reste à faire: clic, clic et reclic!
Et ne me remerciez pas, c’est tout naturel!

Lundi 1 juin 2009

Il y a quelques années, en 2003 ou 2004 je crois, j’avais adoré A Softer World (en angliche) au point de tenter une série de photos-messages qui s’en inspire. Puis le temps et les connexions effrénées me l’ont fait oublier au fond de mes kyrielles de favoris. Tout semblait conduire à la perte irréversible de son souvenir dans ma petite cervelle.

softerworld341

J’en ai marre des vannes. / Oh, ah ah. Un cow-boy qui vit toujours avec sa mère. / Mais elle a besoin de moi.

Mais voilà, le net étant le net, le site a survécu aux cyber-années, enrichi son album avec des photos de couleurs en plus de celles en noir et blanc. D’autres sites en ont parlé, l’ont évoqué. Pour finir, je l’ai retrouvé.
C’est curieux comme on peut changer de ressenti en quelques années (c’était il y a cinq ans seulement !). Je ne veux pas dire par là que je ne l’aime plus, au contraire. J’ai même de nouveau l’envie de m’inspirer de ce travail, d’une façon plus travaillée que lors de ma première tentative…

En fait, ce qui m’a surprise, c’est le fait qu’à l’époque de sa première découverte, je n’avais pas remarqué à quel point c’était cynique et macabre. La plupart des images parlent du vieillissement, de la mort, des familles qui se déchirent et, surtout, de l’incompréhension entre les êtres. C’est beau, c’est bien fait, les auteurs ont le mot qui fait mouche, mais que c’est triste !
Heureusement qu’il y en a d’autre qui parlent de l’amour, de l’humour et qui sont parfois stupides, comme celle-ci sur le type qui programme son ordi pour aimer sa nana quand il n’est pas/plus là…
Le tout est intemporel et c’est, je crois, ce que j’aime le plus dans A Softer World.

asofterworld430

Ah, le coup de foudre. / Quand vous voyez une personne si belle que vous en oubliez / qu’elle n’est pas là que pour vous.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Ca vous parle, ça vous plait ?

Mercredi 20 mai 2009

Les rayons du soleil ne venaient pas encore caresser l’horizon. La rosée, vestige de la nuit en perdition, s’accrochait encore aux feuilles de la bruyère quand la fleur à peine éclose vit le jour. Cette fleur, aux pétales encore froissés, a un rôle ici : parler ici des amis, des amours et des idoles de Clochemerle.

Pour cesser la métaphore, disons que cette nouvelle rubrique vous présentera de temps à autre un site ou un blog. Je ne connais pas forcément personnellement les auteurs desdits sites: amis et amours, on se doute que oui, mais idoles… pas forcément! C’est d’ailleurs le cas pour le blog choisi pour inaugurer cette rubrique, véritable coup de coeur depuis longtemps déjà (my god, ça fait déjà plus de deux ans que je le suis!)

Le Divan Fumoir Bohémien est indéfinissable. C’est un mélange de cabinet de curiosités et de boudoir raffiné, véritable appel aux rêves et aux voyages. On découvre des détails de tableaux, de scènes, des tissus merveilleux, des objets étranges… Et j’en oublie. Mais peut-être vaut-il mieux se taire et vous laisser le découvrir.

L’origine du nom ? Le voici :

Prenant alors le bras de son compagnon, et sans plus dire un mot, il le conduisit d’un pas vif jusqu’à la porte d’un paisible établissement de Rupert Street, dans le quartier de Soho. L’entrée en était décorée par l’un de ces gigantesques Highlanders en bois qui, de nos jours, font presque figure d’antiquités ; sur toute la largeur de la vitrine, qui abritait l’étalage coutumier de pipes, de tabac et de cigares, on pouvait lire en lettres d’or : Divan Fumoir Bohémien – T. Godall. Sans être spacieux, l’intérieur de la boutique était bien agencé et richement décoré ; le marchand avait une mine grave, souriante et pleine d’urbanité. Les deux jeunes gens, tirant chacun des bouffées d’un « regalia » de premier choix, eurent tôt fait de s’intaller sur un divan de velours gris perle afin de poursuivre le récit de leurs aventures respectives.

Les nouvelles mille et une nuits, de Robert Louis Stevenson