Lundi 21 juin 2010

Muffins à gros nez

A quoi vous font-ils penser, ces délicieux (et bourratifs) Muffins Gros-Nez?

  • A des hippopotames?
  • A des mohawks?
  • Au général de Gaulle?
  • A autre chose?

Lâchez-vous!…
(et si ça vous dit, je vous dirai le secret de fabrication)
(et si ça vous dit pas, je l’emporterai dans la tombe)

Vendredi 4 juin 2010

Déballer un colis, ça a un petit goût de cadeau de noël qui arrive à l’improviste. Peu importe si ça a été commandé (c’est même sympa d’attendre cette chose dont on avait envie), peu importe ce que le colis contient (je le vois à l’état dans lequel mon cher et tendre est quand il reçoit une pièce pour la voiture…), seul compte le déballage dudit colis : minutieux ou ravageur.
On peut le laisser bien en évidence sur la table et vaquer à ses occupations avant d’enfin se jeter dessus ; on peut au contraire le garder dans les bras, et courir partout en poussant des cris aigus à la recherche de ciseaux, de cutter, de hache, tout ce qui peut servir à ouvrir le précieux paquet ; on peut rester serein, calme, tirer sur la languette prédécoupée et extraire d’un air indifférent les objets avant de se plonger dedans en oubliant l’eau sur le feu, la baignoire qui se remplit, l’aspirateur qui tourne.
Plus rien n’existe, si ce n’est l’offrande venue de l’extérieur… Et tout est possible, tout est une forme de bonheur.

J’ai justement trois-quatre colis quelque part dans la nature ; deux commandés, un dû et un cadeau en échange de service rendu. Comme à chaque fois, je guette le facteur pendant plusieurs jours, tendant l’oreille vers midi-1h, pour lui bondir dessus, la bave aux lèvres. Que voulez-vous, cette attente est un plaisir, mais aussi une pathologie… Entre les deux extrêmes, mon coeur balance!
C’est pas votre cas?

Allez, dites-moi tout…

Vendredi 23 avril 2010

Vous vous rappelez le swap? En même temps, ça m’étonnerait pas trop que vous l’ayiez oublié, vu tout le temps qui est passé depuis… Bref, bref, vous aviez vu mes offrandes sur l’autel d’une tricoteuse américaine en l’honneur du printemps, mais vous n’aviez pas pu admirer ce que j’avais reçu d’une autre tricoteuse pour la même occasion. Voici, voilà!

On a donc de nombreux tons de vert et de bleu : un bonnet turquoise, un écheveau de « Berroco Light Alpaca » couleur soupe de pois (peasoup), des marqueurs de mailles, deux boutons fleuris, une fleur verte à mettre dans les cheveux, un pin’s et des bonbonnnnnns ! (je suis TRES TRES gourmande au cas où vous l’auriez pas remarqué)
On peut dire qu’elle m’a salement gâtée ma swappeuse! (ouf, je vous ai épargné les cris hystériques que je pousse quand j’ai un colis pour moi!)

Dimanche 18 avril 2010

Le principe est simple et clair : montrer une collection par jour, pendant toute l’année 2010, du 1er janvier au 31 décembre. Cette collection peut être réelle, photographiée, ou imaginaire donc dessinée. Elle peut être éphémère, concerner de petits objets d’apparence insignifiante, ressembler à un herbier.
Tel est le projet de Lisa Congdon avec A collection a day – 2010. 2010, car ce n’est pas la première année de ce projet : elle l’a déjà réalisé en 2009, mais je ne connaissais pas encore.

Lisa Congdon collectionnait, agençait et présentait à tout va depuis son enfance. Ce projet est donc là pour avancer sur cette réflexion (à la limite de l’obsession dit-elle) et pour tenter de documenter ses collections, tant réelles qu’imaginaires. Le résultat est très esthétique et me fait parfois penser aux accumulations interminables mais fascinantes dont Pérec a le secret: des gommes, des fiches de bibliothèque, des coquillages, des feuilles à entête, des brosses à chaussures, des cartes postales, des paniers en osier, etc.

Ce petit plaisir quotidien, j’avais envie de le partager avec vous…

Vendredi 16 avril 2010

Me revoici après plus de deux semaines de silence dûes à la fin du stage (et donc à une frénésie pour terminer les projets), à la mise à jour des serveurs de mon hébergeur (ce qui m’a fait perdre certains commentaires, snif) et aux vacances bien méritées (à mon humble opinion!). Les programmes, suspendus abruptement malgré moi, reprennent donc. En vue: un arrangement désordonné de critiques de bouquins (j’en ai plus d’une dizaine qui attendent qu’on parle d’eux), de critiques de films, de tricotage, de papotages, de balades et autres…

On va commencer par un de ces petits plaisirs quotidiens que j’adore. Cette fois, ce n’est pas un gadget qui fait plaisir, ni même un achat compulsif et inutile. Pour tout dire, j’ai rien déboursé pour ça. Non, ce petit plaisir-là, c’est de trouver des choses dans la rue, des choses peut-être sans intérêt (comme ce blog, non? huhu) mais qui vous parlent.

quatre morceaux de puzzle

J’ai donc trouvé au coin d’une rue, de petits morceaux de puzzle. Quatre pour être précise, mais qui s’encastraient parfaitement les uns dans les autres. J’ignore ce que ça représente ; ce n’est même pas vraiment joli, mais ça m’a rappelé certains passages de La vie: mode d’emploi, de Pérec (encore lui!) que j’avais terminé la semaine d’avant. Ces morceaux-là apparaissaient comme un joli clin d’oeil…

Au départ, l’art du puzzle semble un art bref, un art mince, tout entier contenu dans un maigre enseignement de la Gestalt-theorie : l’objet visé [...] n’est pas une somme d’éléments qu’il faudrait d’abord isoler et analyser, mais un ensemble, c’est-à-dire une forme, une structure: l’élément ne préexiste pas à l’ensemble, il n’est ni plus immédiat ni plus ancien, ce ne sont pas les éléments qui déterminent l’ensemble, mais l’ensemble qui détermine les éléments [...]
ça veut dire qu’on peut regarder une pièce d’un puzzle pendant trois jours et croire tout savoir de sa configuration et de sa couleur sans avoir le moins du monde avancé : seule compte la possibilité de relier cette pièce à d’autres pièces [...]
considérée isolément une pièce d’un puzzle ne veut rien dire ; elle est seulement question impossible, défi opaque ; mais à peine a-t-on réussi, au terme de plusieurs minutes d’essais et d’erreurs, ou en une demi-seconde prodigieusement inspirée, à la connecter à l’une de ses voisines, que la pièce disparaît, cesse d’exister en tant que pièce : l’intense difficulté qui a précédé ce rapprochement, et que le mot puzzle -énigme- désigne si bien en anglais, non seulement n’a plus de raison d’être, mais semble n’en avoir jamais eu, tant elle est devenue évidence : les deux pièces n’en font plus qu’une, à son tour source d’erreur, d’hésitation, de désarroi et d’attente.