Vous vous êtes peut-être demandé où j’étais partie à l’Est… Autriche, Pologne, Russie, Chine ? (Quoique je ne suis pas sûre qu’on aurait réussi à faire l’aller-retour Aix-Chine en voiture en 15 jours)
Avec Titine donc, nous traversâmes l’Italie en 10h, commençant le chemin sous un grand soleil et le terminant en plein déluge… Notre première étape: la Slovénie!

Ma foi, en voilà un beau pays! En vrac, vous y trouvez: vallées, montagnes, grottes, lacs, bord de mer, clochers tarabiscotés, petits villages ramassés sur une colline, maisons peintes et ornées de dentelle de bois, plats délicieux et trèèès copieux… Et bien au milieu de tout ça, à deux heures de route de toutes les frontières, se dresse Ljubljana, la capitale.
Ce qu’on a vu? A l’Ouest, plein de grottes immenses1 ; Au Nord, on peut voir un charmant p’tit bled du nom de… Bled avec des randos sympas2 ; à l’Est, paraît que Ptuj est la plus vieille ville du pays, mais elle est privée de camping abordable3 ; au Sud, la ville de Piran charme par ses atours très italiens et sa vue sur la mer ; au Centre, Ljubljana, ses parcs immenses et ses immeubles colorés, est bien sympa.
Et hop! Après ce survol de la Slovénie, on part ailleurs…
Où ?
La suite au prochain épisode!

Ca y est, les vacances touchent à leur fin (pour mon plus grand désespoir)
Et me voici, me voilà, de retour en France…
Comment allez-vous ?
Vous ai-je manqué ?
Cachée dans le jasmin
Une sauterelle toute verte
Qui, se voyant découverte,
Se cacha parmi les feuilles,
Parmi elles en trompe-l’oeil.
Cette sauterelle, la voici !

Le 20 juillet 1969, il y a quarante ans,
trois astronautes étaient « dans cette boule à couleur de safran ».
De quel moyen usèrent-ils pour y choir ?
Cyrano a sa petite idée, lui qui y voyagea aussi…
CYRANO
Non, je n’imitai rien de ce qu’on fit avant !
J’inventai six moyens de violer l’azur vierge !DE GUICHE, se retournant.
Six ?CYRANO, avec volubilité.
Je pouvais, mettant mon corps nu comme un cierge,
Le caparaçonner de fioles de cristal
Toutes pleines des pleurs d’un ciel matutinal,
Et ma personne, alors, au soleil exposée,
L’astre l’aurait humée en humant la rosée !DE GUICHE, surpris et faisant un pas vers Cyrano.
Tiens ! Oui, cela fait un !CYRANO, reculant pour l’entraîner de l’autre côté.
Et je pouvais encor
Faire engouffrer du vent, pour prendre mon essor,
En raréfiant l’air dans un coffre de cèdre
Par des miroirs ardents, mis en icosaèdre !DE GUICHE, fait encor un pas.
Deux !CYRANO, reculant toujours.
Ou bien, machiniste autant qu’artificier,
Sur une sauterelle aux détentes d’acier,
Me faire, par des feux successifs de salpêtre,
Lancer dans les prés bleus où les astres vont paître !DE GUICHE, le suivant, sans s’en douter, et comptant sur ses doigts.
Trois !CYRANO
Puisque la fumée a tendance à monter,
En souffler dans un globe assez pour m’emporter !DE GUICHE, même jeu, de plus en plus étonné.
Quatre !CYRANO
Puisque Phoebé, quand son arc est le moindre,
Aime sucer, ô boeufs, votre moelle… m’en oindre !DE GUICHE, stupéfait.
Cinq !CYRANO, qui en parlant l’a amené jusqu’à l’autre côté de la place, près d’un banc.
Enfin, me plaçant sur un plateau de fer,
Prendre un morceau d’aimant et le lancer en l’air !
Ça, c’est un bon moyen : le fer se précipite,
Aussitôt que l’aimant s’envole, à sa poursuite ;
On relance l’aimant bien vite, et cadédis !
On peut monter ainsi indéfiniment.DE GUICHE
Six !
- Mais voilà six moyens excellents !… Quel système
Choisîtes-vous des six, Monsieur ?CYRANO
Un septième !DE GUICHE
Par exemple ! Et lequel ?CYRANO
Je vous le donne en cent !…DE GUICHE
C’est que ce mâtin-là devient intéressant !CYRANO, faisant le bruit des vagues avec de grands gestes mystérieux.
Houüh ! houüh !DE GUICHE
Eh bien !CYRANO
Vous devinez ?DE GUICHE
Non !CYRANO
La marée !…
À l’heure où l’onde par la lune est attirée,
Je me mis sur le sable – après un bain de mer -
Et la tête partant la première, mon cher,
Car les cheveux, surtout, gardent l’eau dans leur frange ! -
Je m’enlevai dans l’air, droit, tout droit, comme un ange.
Je montais, je montais, doucement, sans efforts,
Quand je sentis un choc !… Alors…DE GUICHE, entraîné par la curiosité et s’asseyant sur le banc.
Alors ?
Edmond Rostand
Quand on parle de parcs ou de jardins, la première couleur qui vient à l’esprit c’est le vert. Aller au vert faire des vers vers ce versant, le vert est partout. Et pourtant !… Il y a tant de couleurs dans la nature, autant sur la flore que sur la faune.
Si vous en doutez encore, le festival des parcs et jardins de Chaumont sur Loire le confirme cette année, avec l’historien des couleurs Michel Pastoureau à sa tête.
Déjà, quand on me parle de jardins remarquables, je tends l’oreille, mais quand on y ajoute les couleurs ET Michel Pastoureau, là, je galope ! J’ai donc fait un saut à Chaumont sur Loire début juin, pour voir ce qu’il en était.
J’adore cet endroit, j’y suis déjà allée plusieurs fois, et l’édition de cette année ne m’a pas déçue, sauf sur un point.
La couleur a été omniprésente, voire même exacerbée par une petite rincée en milieu d’après-midi qui m’a permis de mitrailler les gouttes d’eau diamantées sur les pétales d’une ou deux fleurs effarouchées ;
Les jardins ont été originaux, romantiques, curieux, historisants voire zen selon l’esprit et la vision de leurs créateurs ;
mais de Pastoureau on ne voit trace, excepté dans la boutique du festival avec un seul malheureux livre de lui. Qu’a-t-il donc fait là alors ? N’a-t-il laissé sa patte nulle part ? Sa seule intervention fut-elle vraiment de sélectionner les jardins de l’année ? Pas d’éditorial, ni de remarques bien senties sur le sujet ? Là, oui, je reste un peu sur ma faim… M’enfin !
Du coup, j’ai bien envie de faire ici quelques articles colorés. On verra bien si ça aboutit… Mais si ça vous tente, dites-le, ça ne fera que m’encourager !









