Juste comme ça, en passant, un autre aperçu un peu fantasmagorique de mon lieu de stage.
J’aime bien ces photos un peu étranges qu’on capture par hasard, pas vous?

C’était, là aussi, à la fin de la journée. Il faisait beau, pour une fois.
J’espère que ça va durer, le printemps c’est quand même dimanche…

Pour le Happy Sunday Evening du jour, une petite escapade à Paris avec au programme:
- C’est dimanche, dit Marie à ce moment-là.
- Ah! Vous avez fait le compte des jours vous aussi?
- Non, dit-elle [à Saint-Jean], pourquoi? Est-ce que c’est vraiment dimanche? … Je disais ça parce que tout va bien.— Batailles dans la montagne, Jean Giono

Mais ce dimanche, il y a eu: une heure de plus à dormir // beaucoup de calme // un peu de ciel bleu et de chaleur // des muffins faits maison // une sensation d’oisiveté // de la lecture pour le plaisir // des articles -enfin- sur Bulle d’Art // une grosse pizza à venir ce soir // des moments à capturer son ombre en photo…
— Tous les autres HSE de la semaine sont chez Poppy: un petit sourire et hop!
Depuis quelques mois, j’ai ce début de phrase qui va et vient dans ma tête, sans pouvoir trouver d’où il vient. Je pense que c’est tiré d’un poème ou d’un roman anglais, mais lequel? Quand j’enquête sur la Toile, je ne tombe que sur les paroles d’une chanson que je n’ai certainement jamais connue avant. Mais ainsi est ma pensée, faite de réminiscences floues, sans origine claire.

Mais peu importe, dans la rosée du matin (ou in the morning dew pour rester dans le sujet), il vaut mieux profiter des couleurs d’aquarelle encore humide, de la fraîcheur qui claque sur les joues (oui, même à Aix à sept heures du matin) et surtout de ce calme prégnant: les oiseaux sortent à peine de leur nid, les chats se promènent à pas feutrés dans les rues et les gens sont encore somnolents à l’arrêt de bus.
Je délaisse alors ce bout de phrase lancinant pour songer à la fin de ce poème d’Apollinaire, si vrai à ce moment de la journée:
Et que j’aime, ô saison, que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles qu’on foule
Un train qui roule
La vie s’écoule— Automne malade, Guillaume Apollinaire

Ca y est, les vacances touchent à leur fin (pour mon plus grand désespoir)
Et me voici, me voilà, de retour en France…
Comment allez-vous ?
Vous ai-je manqué ?









