Vous avez pas trouvé la réponse au titre? C’est celle de l’imagination, voyons! En tout cas, c’est ce que tente de prouver une petite série bien sympa en noir et blanc. Peu d’effets spéciaux, pas de débauche d’actions, juste des acteurs aux prises avec l’imagination qui les rend fous, malheureux ou au contraire bienheureux. Tout ce qu’il faut, c’est garder l’esprit ouvert et une âme d’enfant.
Le cher et tendre se rappelait d’une spirale et de certaines scènes qui le réjouissaient. Quand il vit la compilation des épisodes d’origine, rien ne pouvait plus l’arrêter: il devait la faire sienne! Et dans la foulée, il m’a fait découvrir (bien malgré moi?) la série… Et j’adore! Quand on a une demi-heure devant nous, on s’installe devant l’écran pour 25minutes d’imaginaire. Là on a fini la première saison, entamé la seconde et il en reste encore deux autres, héhé.
Au début de chaque épisode, et ce depuis le 2 octobre 1959, la voix de Rod Serling (le scénariste de la série) le rappelle:
« Il existe une dimension au-delà de ce qui est connu de l’Homme ; c’est une Dimension aussi vaste que l’Univers et aussi éternelle que l’Infini : elle est à la croisée de l’ombre et de la lumière, de la science et de la superstition, elle est le point de rencontre des ténèbres crées par les peurs ancestrales de l’Homme et de la lumière de son savoir, c’est la dimension de l’imagination, un domaine que nous avons baptisé… The Twilight Zone! »
Oui, vous avez bien lu, cette série a 50 balais maintenant. Si certains épisodes ont mal vieilli, l’ensemble est réjouissant! Et pour cela, je salue Rod Serling qui a voulu faire une série intelligente, s’adressant à des gens qui regardent la télé comme on lit un livre… Il a réussi son pari, même s’il en a chié pour y arriver!
Autant vous prévenir tout de suite. Si jamais je disparais ou que je suis trop longtemps absente sur ce blog, ne vous inquiétez pas: je suis dans la Quatrième Dimension.
Ca fait un bail depuis la dernière critique pour le Challenge JA, aïe (le dernier, sur le Jane Austen Book Club, a été publié en mai…). Allez, je rattrape mon retard en matière de critiques en me penchant un peu sur tout ce que j’ai vu ces deux derniers mois, hop!
Je vais donc causer de « Raison et Sentiment » version série BBC, mais je vous préviens, je vais faire souvent des références au film d’Ang Lee avec Hugh Grant et Kate Winslet, même si je n’en ai pas encore fait la critique (je vous mettrai le lien dès que je l’ai pondue). C’est juste que je connais ce film depuis petite, rendant la comparaison inévitable… Sorry d’avance, donc!

Déjà, comme j’ai pas encore causé de « Raison et Sentiment » icitte, un petit synopsis de l’histoire ne vous fera pas de mal, je pense.
A la mort de leur papa, les trois filles Dashwood et leur mère se trouvent fort démunies. Leur demi-frère, né du premier mariage de leur père, est un sot aveuglé par sa femme cupide, Fanny, et ne leur porte donc pas main forte. Les femmes, fort marries, s’en vont donc de leur ancienne demeure, le grand manoir de Norland, vers un tout petit cottage au bord de la mer. La chute est rude des fastes de l’ancien temps à la pauvreté, et une seule question les hantent : vont-elles trouver un époux fortuné grâce à leur bonne éducation ou l’absence de dot sera-t-elle plus forte que tout ? On verra donc les deux aînées, Elinor et Marianne, hésiter entre la raison et les sentiments, entre la sécurité et l’amour. Trois beaux célibataires leur tourneront autour: qui choisir?

Dans l’ensemble, j’apprécie beaucoup moins la série que le film, même si celle-ci est plutôt fidèle au roman et rajoute de la profondeur au récit. Disons que j’y ai trouvé pas mal d’incohérences, en plus du fait que la série est moins « gaie », plus austère.
Les zacteurs
Déjà, au niveau des personnages, j’accroche pas du tout à cette Elinor là! Commençons par le physique : plate comme une limande (je suis persuadée que les femmes androgynes de l’époque se rembourraient ça, c’était quand même la mode de l’époque!) et affublée d’une frange brushée qui me semble anachronique.
Ensuite, au niveau vestimentaire, on ne la voit presque jamais porter de chapeau, ce qui va à l’encontre de la bienséance de cette ère. Et elle porte en tout et pour tout deux ou trois robes tout au long du film (dont une super moche, berk) ! Je veux bien croire que c’est pour souligner la pauvreté de la famille, mais quand même,faut pas exagérer…
Enfin, ne soyons pas trop méchante avec elle et reconnaissons tout de même qu’elle joue bien et que ses hésitations la rendent plus émouvante que l’Elinor du film qui elle semblait toujours sûre d’elle. Elle est bien plus cohérente par rapport au roman. Ouf, tout n’est pas à jeter!
Ensuite, Marianne… Des sentiments, certes, mais moins attachante que Kate Winslet : cette Marianne-là me semble être plus « plate », moins vivante. Elle est tout de même plus proche de l’héroïne du roman, tant par ses discours que par son comportement.
Et à la fin, c’est elle-même qui s’intéresse au colonel Brandon et non pas sa mère et sa soeur qui la poussent vers lui : même si elle devient plus respectueuse des codes, elle reste indépendante dans ses choix.
(Mais de grâce, épargnez-moi la vue de cette robe rose assortie à un spencer jaune! Ils ne feraient pas cette faute de goût-là au XIXème siècle, si?)
Les autres acteurs sont de qualité variable :
une bonne Fanny Dashwood bien chienne comme il faut, une bonne mère Dashwood aussi malgré son manque de subtilité parfois, un colonel Brandon pas mal du tout et plus jeune que celui du film, une Mrs Jennings comique comme on les aime, un Edward Ferrars bien choisi,
mais… James Dashwood, son fils, Lucy Steele et l’épouse de Barton Park, vraiment on ne pouvait pas faire mieux?… Le pire de tous, c’est Willoughby! une horreur ! Et on ose dire qu’il a des fine eyes! Argh!
Mais je crois que je m’étends un peu trop là dessus… Passons au reste, voulez-vous?

Entorses aussi aux règles de la bonne société de l’époque
J’ai déjà évoqué le fait qu’Elinor est rarement chapeautée : normalement, ne pas avoir de chapeau et donc être « en cheveux », c’est pour les prostituées et autres femmes de mauvaise vie… Pas trop l’image qu’on veut donner d’Elinor, non?
Peut-être que je cherche la petite bête, mais quand on fait un film historique, c’est quand même mieux quand on respecte les règles et les idéologies de l’époque! Non?
J’ai repéré pas mal de choses étranges dans la série, mais je ne veux pas non plus la descendre en flammes (c’est plutôt mal barré, me direz-vous et vous n’auriez pas complètement tort) alors je vais simplement en citer quelques-unes en vrac : Marianne entre au bal avant sa soeur et sa chaperonne alors que l’âge et le status social ont la suprématie ; des phrases et des impolitesses trop flagrantes au dîner chez James Dashwood ; le fait que Margaret n’aille pas se coucher en même temps que les enfants de Barton Park alors qu’elle a le même âge; le cadeau d’Edward à Elinor au moment de leur départ, etc.

Respect du roman ?
D’une part, le roman est respecté jusqu’à certains dialogues ; d’autre part, le réalisateur et le scénariste ont un peu trop tiré sur la corde du ridicule et de la méchanceté gratuite.
Dans la série, on voit bien l’épouse du maître de Barton Park ainsi que la soeur de Lucy Steele, qui toutes deux étaient passées à la trappe dans le film ; Marianne va bien à Allenham avec Willoughby ; Mr Palmer est plus coincé que dans le film, mais peut-être moins amusant du coup ; Marianne est plus amicale avec Edward que dans le film… Ca, c’était bien, ça donne plus de complexité au récit. Bravo pour ça !
Par contre… On ne voit presque pas Edward Ferrars, et du coup, il y a pas ou peu de scènes présentant la formation du couple, snif ; il n’évoquera d’ailleurs jamais son amourette de jeunesse.
Et malgré ça, tout le monde sait qu’Elinor a un béguin pour Edward, même Lucy ! Bien sûr, ça a enrichi la relation entre Elinor et Lucy en rajoutant un peu de jalousie à la sauce, mais quand même, c’est curieux…
La jeune Margaret est plus présente et plus loquace que dans le film et c’est tant mieux, mais est-ce vraiment cohérent avec l’époque ? Elle va tout de même jusqu’à dire qu’elle veut empoisonner Fanny!
L’autre gamin du film, Henry Dashwood, est en contrepartie totalement muet et ridicule. Il est plus vieux que dans le roman, gros, binoclard et roux. J’ai trouvé que ce portrait-là était limite… même si ça faisait rigoler le scénariste dans les bonus.
Et dernière « grosse » entorse, le fait qu’on sache dès le début que Willoughby est un gros vilain libertin !

Allez, j’arrête le massacre, tout ça pour dire que la série ne m’a pas vraiment plu et qu’elle m’a semblée bâclée. Il ne suffit pas de connaître son texte et de bien le jouer, il faut aussi savoir mettre du coeur là-dedans. Là est le plus gros défaut de la série à mes yeux : les acteurs ne s’engagent pas assez.
Bref, à refaire, les cocos ! (mais je pense que je le reverrai une fois pour voir si je serai plus gentille)
Avec Hattie Morahan (Elinor Dashwood) et Charity Wakefield (Marianne Dashwood)
Tourné en 2008 pour la BBC
Peut-être que vous vous en souvenez, j’ai parlé de Cranford, le roman d’Elisabeth Gaskell, il y a quelques mois. Maintenant, je vais enfin vous causer de la série BiBiCi(clette) repérée, capturée, visionnée grâce au Amazon britannique ! (et en plus dans la foulée, je ne me ruine pas en frais de port)
Donc, Cranford version télé, techniquement c’est :
- 5 épisodes de 1h,
- 1 an dans le village de Cranford,
- 3 romans de Gaskell mélangés (Lady Ludlow, Dr Harrisson’s confessions et Cranford)
Et en substance, qu’est-ce que Cranford ? Comme dans la nouvelle, nous passons un an dans le village, avec notre jeune narratrice et ses deux hôtesses, vieilles filles aristos. Mais nous ne les observons pas seulement vivre, évoluer ; nous suivons également d’autres habitants du village, dont l’amusante Miss Pole, toujours prête à exagérer, le jeune et séduisant médecin venu de la ville, le militaire veuf et tendre père, la famille pauvrissime et la noble dame dans son manoir d’ivoire.
En somme, Cranford est une mosaïque faite d’une myriade de vies, racontant la vie mais aussi la mort, la douleur mais aussi l’humour et l’amour (parfois beaucoup même, huhu). J’ai bien aimé aussi la fidélité à la mode de l’époque et la description de traditions de l’époque (comme la Belle de Mai, qu’on ne fête guère plus, snif).
Par contre, comme Cranford est né de la fusion de plusieurs textes, il y a eu des modifications. Certains personnages ont disparu, d’autres sont apparus et d’autres encore sont la synthèse de deux ou plusieurs personnages. Donc, vous êtes prévenus, il ne faut pas attendre de la série une fidélité à toute épreuve par rapport aux mots et à la trame du livre. Mais vous ne serez pas déçus: l’esprit même du roman est, lui, complètement respecté!
-chic, chic, des commérages à venir, miam !-
Bref, j’ai passé un très bon moment dans Cranford et j’ai regretté que ça soit déjà fini! Snif, snif, y aura-t-il une suite ?
Je tricotine doucement le t-shirt à manches boules « Global Warming » dont je vous avais parlé il y a quelque temps. Je prends les aiguilles quand je peux: le soir, pendant une pause à la maison, dans le bus, en me promenant en ville (ah non, je sais pas faire, et puis je ne suis pas encore assez atteinte pour), en regardant un bon p’tit film, etc.
Mais un de mes moments de prédilection pour le tricot, c’est devant l’intégrale de Starsky et Hutch. Des épisodes courts, sans lien entre eux, des flics grande gueule-grand coeur, de la séduction, de la baston, pas de sérieux, pas trop de concentration… L’idéal pour le jersey et le point mousse !

La série télé n’a rien à voir avec le film produit il y a quelques années avec Ben Stiller et Clive Owen… Si j’ai pris du bon temps en regardant ce film, je trouve que la série a infiniment plus de charme (et puis Paul Michael Glaser et David Soul étaient plutôt sexy (sauf dans la 4e saison où mister Soul est tout renfrogné et tout moustachu)).
Mais j’ai tout de même une question: Hutch, Ken Hutchinson, c’est bien le brun ? Et Starsky, c’est bien le blondinet? J’ai toujours pas compris, alors que je viens de terminer les 2 premières saisons et que les 3 et 4 sont bien entamées…












