Il reneige ici! Rien qu’un peu, un petit caprice du ciel qui ne durera pas. Même pas de quoi skier sur les collines de Montaiguet. Mais, comme à chaque fois, c’est la fête! Les étoiles plein les yeux, on va chercher le pain et les croissants bien emmitouflés…
Je ne vous assommerai pas avec les photos de la neige partout (vous devez être blasés à force) mais je ne pouvais vraiment pas résister à l’envie de vous montrer celle-là:

Ca y est, le temps est venu:
place à la Grande Bouffe!
Place aux cadeaux de Noyel!
Place aux chansons qui vous crissent aux oreilles!
Place à la neige (même si elle fait pas long feu, même si elle est synthétique)!
Place au rouge, au vert, au blanc et au kitsch !
Trop bon!
Ah mais quand on fait place à tout ça, y a plus de place pour le reste… Le blog sera donc en pause jusqu’à la digestion (et non la congestion). Profitez bien de la java de fin d’année!
…Et rendez-vous dans quelques jours, hein?
oui, j’en suis sûre, vous en avez marre que je ne parle que de la neige, de la neige et encore de la neige… Vous vous dites She should stop gloating ! ou What’s so special about snow ? It’s snowing everyday here !. Ou peut-être est-ce en français ?… M’enfin ! Là y a plus de neige ici, bouhouhouh. Il a suffi que je parte trois jours me faire un remake de la Grande Bouffe dans le Noooooord pour qu’elle se tire.
Ce départ en douce me donne l’occasion de vous proposer une petite rétrospective de ces journées enneigées. Les flocons nous sont tombés dessus dans la nuit du 6 au 7 janvier 2009, et nous pouvons dater leur fonte complète aux alentours du 18 janvier, soit 12 jours plus tard. Pas mal pour une région qui ne connaît presque pas la douceur glacée du manteau blanc !


les restaurants sont clos
pour cause de chaises enneigées

dans les sillons des champs, le 14.

elle se réduit comme peau de chagrin…
Il fait entre 10 et 20 degrés depuis dimanche, avec grand soleil et ciel bleu à perte de vue, de quoi perturber les anciens parisiens habitués à la grisaille. Et pourtant, la neige persiste, çà et là ! On voit encore quelques taches blanches parsemer l’herbe du parc en face. Les champs portent toujours leur doux manteau blanc. Mais à Marseille, plus grand chose…
Si on remonte un peu plus au nord, de cinquante kilomètres disons, nous rencontrons un peu plus de neige, encore vierge de tout pas par endroits! Mais qu’y a-t-il donc, cinquante kilomètres au nord d’Aix? Le titre vous l’aura révélé: Orgon.
Or donc, Orgon, c’est quoi? C’est un petit village, à première vue sans intérêt particulier. Juste quelques portes médiévales et une ou deux maisonnettes à l’architecture étrange, comme dans toutes les bourgades du Sud. Mais il n’empêche que je voulais y aller depuis que je suis ici, et même un peu avant, quand je venais chercher un petit nid.
Or donc, disais-je, Orgon se remarque depuis le TGV et depuis l’autoroute. Mais ce n’est pas le petit bourg, installé dans la plaine, le long de la Durance, à la frontière entre le Luberon à l’Est et les Alpilles à l’Ouest, qui attire l’oeil. Non. C’est son église, accrochée à un promontoire rocheux, promettant aux passants une vue imprenable sur la plaine. Elle porte bien son nom: Notre-Dame de Beauregard. Elle m’avait plue de la fenêtre de mon wagon, toute blanche, bien en vue avec son clocher un peu ovale, pas très courant. Mais l’été, il vaut mieux éviter d’y aller à cause de la chaleur. L’automne vint ensuite, et nous n’eûmes pas l’occasion ni le courage d’y galoper. L’hiver enchaîna, et nous y voilà enfin!
Or donc, la neige était encore présente un peu partout autour de l’église susmentionnée. En outre, la route qui y mène frôle un à pic. Il vaut donc mieux garer sa voiture en bas, dans le village, et faire le chemin (assez facile) à pied. Nous ne l’avons pas fait: la preste 205 nous y a quand même portés, même si parfois je n’étais pas rassurée… Il y avait un tout petit parking en haut, ouf.
Et donc, l’église, de style gothique, est très récente: édifiée en 1878 par l’abbé Bonnard qui semblait très marseillais d’après ce qu’en disent ses paroissiens : « Il pleurait en chaire et faisait pleurer, en prononçant le nom de notre chère Madone. » Mais j’en ai assez dit, si ça vous intéresse, allez-y donc ! Et juste pour info: il n’y a pas que des portes médiévales et cette église à Orgon… Cliquez par ici, cliquez par là, et n’oubliez pas de regarder les quelques photos ici offertes !

« Pfiou, ces sudistes, ils en font tout un plat de deux-trois flocons de neige ! » râlez-vous peut-être… Mais alors sachez que la dernière fois qu’il a neigé sur les Bouches du Rhône, c’était en 1997, soit 11 ans auparavant. Et encore, c’était rien par rapport aux chutes de neige de cette semaine ! Pour en trouver de la même intensité, faut remonter autour de 1984-1987, il y a presque 25 ans !… D’où le bordel causé par ces quelques flocons.
Ensuite, il neigeait tant que tout a été bloqué : circulation, travail, cours… La circulation en premier, du fait de dérapages sur l’autoroute qui engendrèrent une interdiction de circuler aux poids-lourds et une fermeture de l’autoroute, mais aussi à cause d’un petit détail : il avait plu avant la neige. Ca vous dit rien ? Eh ben si: le sol était humide sous la neige et absorbait donc le sel et rendait donc les routes impraticables. Ensuite, le travail : tant de neige ajouté au problème de la circulation, forcément y a pas beaucoup de monde qui peut sortir de chez lui ! Enfin, les cours : sans surveillants, sans bus pour amener les étudiants, sans profs même, à quoi bon mettre les cours en place ?
Conséquence de tout cela : deux journées figées, libres de toute pression, hors du temps et du train-train quotidien. Deux jours passés à faire les enfants émerveillés, à voir le paysage ainsi nimbé de blanc, transformé. Deux jours sans courrier, sans obligations, sans courses, sans soldes, sans examens… Un véritable bonheur, trop rare ces jours-ci. Mercredi, nous nous sommes promenés autour de chez nous à faire des batailles de boules de neige, à photographier la beauté des flocons, à savourer le temps qui passait enfin plus lentement. Jeudi, nous sommes allés au centre-ville où la neige fondait déjà et se changeait en verglas par endroits. Etrange de voir l’angelot d’une fontaine surgir d’un manteau de neige ! Amusant de contempler les gens gesticuler, tenter de marcher droit sur le verglas ! Et pour terminer la journée, une galette des rois en retard…
D’autres ont été plus fous que nous (encore faut-il avoir l’équipage adapté !) et sont allés skier sur la Bonne Mère à Marseille, ont fait du snowboard sur les pentes marseillaises ou tirés par une voiture… Vérifiez-le ci dessous !

Apparemment cette photo a fait la une du site MSN
et ces skieurs sont passés aux infos régionales)
Des photos ? Allez voir celles présentées sur le blog du cher et tendre, Sirtin !










