Ces dernières semaines, j’ai délaissé un tantinet le tricot pour vider ma PAL (Pile A Lire) qui était jusque là bien négligée. Du coup j’ai pas mal de retard dans mes critiques de bouquins ici (en plus, j’en avais déjà un paquet à commenter – ahem). La guerre aux critiques est donc déclarée: préparez-vous à une attaque en règle… Mais comme toutes les attaques, les assauts seront nombreux, mais brefs!

Le premier bouquin que je vous balance en travers de la tronche, vous venez d’en voir la couverture. C’est Variété Andromède, un roman assez spécial de Michael Crichton.
L’histoire, la voici: dans les années 60, un satellite est tombé dans le désert de l’Arizona, près de la petite bourgade de Piedmont qui héberge 48 âmes. Une équipe scientifique chargée de la gestion des satellites vient le récupérer discrètement. Elle meurt d’un mal inconnu, comme tous les habitants du village. Tous? Non, il y a deux survivants: un vieil homme et un bébé de deux mois. Quatre savants blottis dans un bunker vont tenter de trouver quel organisme ou bactérieuse extraterrestre est à l’origine de ce drame. Ils n’ont que peu de temps, cette « variété Andromède » pourrait décimer la planète…
Sirtin me conseillait ce bouquin et je lui ai obéi docilement. Ce que je retire de cette lecture, c’est qu’il est fan de science-fiction (mais je le savais déjà et vous aussi avec son dernier article sur Saturne), de science (logique pour un scientifique) et de thriller (ça j’aime bien aussi).
Mais y a pas que ça! C’était un roman assez original dans le sens où les extra-terrestres ne sont pas des p’tits mecs en combi verte, mais des micro-organismes quasi imperceptibles. L’intrigue se développe doucement mais sûrement, finissant pas vous prendre aux tripes, même si on se doute plus ou moins de la fin. Un des tours de force de Mike Crichton, c’est de nous faire vraiment croire à l’histoire (je me suis même demandé de quel fait divers il s’était inspiré, si on pouvait trouver des brochures sur l’affaire) tant par son style que par l’intégration d’éléments technologiques existants dont il donne quelques exemples graphiques. Par exemple, on peut lire des communications par ordinateur tel que ça se faisait à l’époque, on peut aussi avoir des explications scientifiques à l’aide de graphes (auxquels je ne comprenais rien mais qui se tiennent d’après Sirtin).
J’ai aimé, mais pas adoré, et je crois que c’est en partie à cause des analyses scientifiques qui complètent l’atmosphère du livre mais le rendent également abscons par endroits… Pour moi, ça a donc été une découverte sympa et plutôt farfelue (j’aime bien le robot médecin), mais pas inoubliable. Peut-être que pour vous, ce sera différent?









