Ca fait déjà quelques semaines que je ne dis plus grand chose ici. Et ce n’est pourtant pas faute de choses à dire, ce serait même plutôt le contraire: mon été est si rempli que je n’ai guère le temps de me poser et de vous en conter quelques bouts.
C’est que je suis en stage depuis un mois déjà, loin du Sud, dans un superbe lieu riche en activités et en propositions culturelles. Mes journées sont donc assez longues, mais jamais ennuyeuses. Cependant, ce lieu est en plein campagne et je n’ai pas toujours accès à Internet. En outre, un mémoire réclame mon attention plus que jamais: je dois le rendre dans la première quinzaine d’août, ma tutrice partant en vacances à la fin dudit mois. D’où une certaine urgence ; tenir les blougs n’est donc pas ma priorité en ce moment.
De toute façon, qui veut vraiment rester l’été devant un écran à sauter de blog en blog? Beaucoup de blogueurs et beaucoup de lecteurs sortent, partent, bref profitent de l’été. Et ils ont bien raison. La vie, ce n’est pas cet écran sur lequel s’inscrivent les mots et les images d’autrui.
N’ayez crainte, je reviendrai dans quelques semaines, une fois le mémoire et le stage terminés. Dès lors, une année sabbatique sera devant moi, emplie d’activités, certes, mais à mon rythme pour une fois. Là, je serai plus présente avec des articles un peu plus fignolés, moins torchés!

En attendant ces temps prochains, ce bouquet de pivoines s’épanouira ici tout le mois d’août. Profitez bien des beaux jours tant qu’ils sont là! Et à très vite!…
Ca y est, c’est le dernier tricotreize de l’année!
Il a un goût mi-figue mi-raisin pour moi… La première raison, c’est que c’est le dernier avant la prochaine mouture, qui sera lancée à une date indéterminée: c’est la fin d’une aventure, avant une autre encore inconnue. La seconde, plus gênante, c’est que j’ai terminé le projet pour ce tricotreize il y a un peu plus d’une semaine et je l’ai perdu il y a deux jours à la fac. Je n’ai donc presque pas de photos, zut!
En voici tout de même trois qui montrent un bout de ces mitaines rouges, dont deux lors d’une balade dans Paris. On avait trouvé une fleur d’orchidée par terre. Un petit bout de poésie éphémère sur un petit bout de tricot éphémère aussi…



inspirées des Bella’s fingerless gloves de Stitch n’ Stitch. Mignonnes, non?
Et pour compenser cette perte, j’ai plusieurs projets prévus pour Noël en… rouge, blanc et vert (mais pas toutes ces couleurs en même temps)! Donc pour moi, ce sera plutôt un Trico25 ce mois-ci! Serez-vous assez patients?

Il s’essayait à décrire – comme tous les jeunes poètes sempiternellement s’y essayent – la nature et, afin de rendre précisément une nuance de vert, il fit preuve de plus d’audace que la majorité et regarda la chose elle-même, qui se trouvait être un buisson de laurier poussant sous la fenêtre. Après quoi, il fut incapable, comme de juste, d’écrire un mot de plus. Le vert de la nature est une chose, et une autre le vert en littérature. La nature et les lettres semblent entretenir une antipathie naturelle: mettez-les en contact et elles s’entredéchirent. La nuance de vert qui s’offrait à Orlando gâchait sa rime et déséquilibrait sa cadence. De plus, la nature nous joue des tours à sa façon.
— Orlando, de Virginia Woolf
Cachée dans le jasmin
Une sauterelle toute verte
Qui, se voyant découverte,
Se cacha parmi les feuilles,
Parmi elles en trompe-l’oeil.
Cette sauterelle, la voici !
Quand on parle de parcs ou de jardins, la première couleur qui vient à l’esprit c’est le vert. Aller au vert faire des vers vers ce versant, le vert est partout. Et pourtant !… Il y a tant de couleurs dans la nature, autant sur la flore que sur la faune.
Si vous en doutez encore, le festival des parcs et jardins de Chaumont sur Loire le confirme cette année, avec l’historien des couleurs Michel Pastoureau à sa tête.
Déjà, quand on me parle de jardins remarquables, je tends l’oreille, mais quand on y ajoute les couleurs ET Michel Pastoureau, là, je galope ! J’ai donc fait un saut à Chaumont sur Loire début juin, pour voir ce qu’il en était.
J’adore cet endroit, j’y suis déjà allée plusieurs fois, et l’édition de cette année ne m’a pas déçue, sauf sur un point.
La couleur a été omniprésente, voire même exacerbée par une petite rincée en milieu d’après-midi qui m’a permis de mitrailler les gouttes d’eau diamantées sur les pétales d’une ou deux fleurs effarouchées ;
Les jardins ont été originaux, romantiques, curieux, historisants voire zen selon l’esprit et la vision de leurs créateurs ;
mais de Pastoureau on ne voit trace, excepté dans la boutique du festival avec un seul malheureux livre de lui. Qu’a-t-il donc fait là alors ? N’a-t-il laissé sa patte nulle part ? Sa seule intervention fut-elle vraiment de sélectionner les jardins de l’année ? Pas d’éditorial, ni de remarques bien senties sur le sujet ? Là, oui, je reste un peu sur ma faim… M’enfin !
Du coup, j’ai bien envie de faire ici quelques articles colorés. On verra bien si ça aboutit… Mais si ça vous tente, dites-le, ça ne fera que m’encourager !









